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LE GOUVERNEMENT DOIT CORRIGER LES MESURES INÉQUITABLES

COMMUNIQUÉ

Pour diffusion immédiate

 

LE GOUVERNEMENT DOIT CORRIGER LES MESURES INÉQUITABLES

 

Montréal, le 18 mars 2021 – Les membres de la Table interreligieuse de concertation du Québec poursuivent un dialogue exigeant avec la Santé publique afin d’ajuster les protocoles sanitaires en vigueur dans les lieux de culte en fonction de la nouvelle épidémiologie.

Cette semaine, les leaders religieux ont été renversés d’apprendre qu’à partir du 26 mars, en zone rouge, une salle de spectacle pourrait accueillir jusqu’à 250 personnes, soit dix fois plus qu’un lieu de culte, et ce, quelle que soit la taille de ce dernier. Puisqu’il s’agit de rassemblements présentant des caractéristiques semblables, cela est objectivement inéquitable.

Devant un tel écart, il se dégage une forte impression d’incohérence. On est facilement porté à y voir de l’incompréhension, sinon de la discrimination à l’égard des Québécoises et Québécois dans la vie desquels la religion joue un rôle essentiel.

C’est pourquoi les membres de la Table réclament qu’un nombre égal de personnes soient autorisées dans une salle de spectacle ou dans un lieu de culte dès le 26 mars.

Par ailleurs, la Table persiste à croire qu’il serait plus simple de calculer le nombre de personnes admissibles dans un lieu en fonction d’un pourcentage sa capacité maximale, dans le respect d’une distance physique acceptable. Enfin, la Table rappelle que, s’il est maintenu, le couvre-feu devra bientôt être ajusté au-delà de 21h30 pour rendre possible la prière commune du soir.

Les leaders religieux jouent un rôle important dans leurs milieux pour communiquer et mettre en œuvre les recommandations de la Santé publique. Mais leur responsabilité est aussi de veiller à ce que les autorités civiles respectent les croyances et les pratiques des communautés de foi. Tout en poursuivant les discussions avec les autorités pour obtenir un traitement équitable, ils continuent à encourager les fidèles à observer rigoureusement les règles en vigueur pour protéger la vie et la santé de tous, surtout des plus vulnérables.

 

Source :               Table interreligieuse de concertation du Québec
Modérateur : Mgr Pierre Murray, C.S.S.,  514-914-0553

 

La Table interreligieuse de concertation du Québec regroupe des représentants de plusieurs églises chrétiennes, de différentes traditions juives, de différentes mosquées, et du Centre canadien d’œcuménisme.

 

Pour des commentaires ou des entrevues :  Imam Hassan Guillet (
hassan_guillet@hotmail.com) 514-699-7257; Mgr Pierre Murray, C.S.S. (pmurray@evequescatholiques.quebec), AECQ, 514-914-0553
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LES GROUPES RELIGIEUX TRAVAILLENT À UN PLAN DE DÉCONFINEMENT

COMMUNIQUÉ

LES GROUPES RELIGIEUX TRAVAILLENT À UN PLAN DE DÉCONFINEMENT

EN PARTENARIAT AVEC LA SANTÉ PUBLIQUE

Montréal, le 10 mars 2021 – Ces dernières semaines, de nombreuses personnes ont vigoureusement affirmé l’importance que revêt la pratique religieuse pour la santé spirituelle, particulièrement en ces temps de deuil et d’isolement. Forte de leur soutien, la Table interreligieuse de concertation du Québec travaille en partenariat avec les autorités de la Santé publique pour préparer un plan de déconfinement sécuritaire pour les lieux de culte du Québec.

Depuis le début de la pandémie, la Table prône le dialogue franc et ouvert avec les autorités gouvernementales, auxquelles elle assure sa collaboration. Elle promeut le respect des mesures visant à protéger la vie, que l’ensemble des traditions religieuses considèrent comme sacrée. Mais elle prône également la cohérence dans les mesures en vigueur et insiste pour que les communautés de foi soient traitées équitablement dans les décisions des autorités.

Les membres de la Table reconnaissent que l’évolution de la situation épidémiologique est incertaine. Elle semble présentement s’améliorer, notamment en raison du respect des consignes et du progrès de la campagne de vaccination. Toutefois, elle pourrait basculer rapidement à cause de l’émergence de variants plus contagieux du coronavirus, déjà bien présents en zone rouge. Ces nouveaux variants rendent nécessaire la mise à jour des protocoles sanitaires en vigueur dans les lieux de culte, de manière à continuer de protéger la vie et la santé des personnes qui y trouvent du sens, du réconfort et de l’espérance.

Ainsi, depuis le 8 mars, le port du masque de procédure est obligatoire en tout temps dans les lieux de culte, même lorsque les personnes sont assises à leur place. Le masque peut seulement être soulevé brièvement lors de la communion, qui se fait en silence. De plus, la distance à respecter entre les personnes assises est désormais de 2 m (elle était de 1,5 m auparavant).

Si la prudence est de mise, les communautés de foi ont aussi besoin d’assouplissements pour pouvoir continuer d’offrir le soutien spirituel de la prière commune. La Table est d’avis que ces deux exigences sont compatibles.

En zone rouge, la limite d’une assemblée de 10 personnes par salle ayant un accès indépendant à la rue dans un lieu de culte est très contraignante. En conséquence, les portes de plusieurs lieux restent fermées. La Table demande que cette limite soit haussée à un seuil plus acceptable.

En zone orange, la Table demande l’établissement d’une jauge calculée en fonction de la capacité d’accueil des lieux de culte. Elle estime qu’une assistance limitée à 30 % de la capacité maximale, comme c’est le cas dans d’autres provinces canadiennes, permettrait de mieux répondre aux besoins spirituels des Québécoises et des Québécois tout en s’assurant du respect des règles de distanciation physique.

D’autres ajustements sont aussi nécessaires. Le passage à l’heure avancée dans la nuit du 13 au 14 mars et l’allongement graduel des jours modifieront les heures des prières communes du matin et du soir pour plusieurs groupes religieux. Cette situation requiert un assouplissement des heures du couvre-feu en zone rouge, tant qu’on jugera important de le maintenir. Il faut également trouver le moyen de vivre adéquatement, au cours des prochains mois, ces temps forts essentiels que sont la Pâque juive, les Pâques chrétiennes et le mois de Ramadan.

Les temps difficiles que nous traversons nous montrent l’importance de la spiritualité dans la vie humaine, où se côtoient la peur, la souffrance et la mort, mais aussi la joie et l’espérance. Toutes et tous, croyants ou non, nous devons travailler ensemble, au service de notre société.

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Pour information :

Dre Adriana Bara, PhD, Centre canadien d’œcuménisme (
abara@oikoumene.ca) 438-822-3141

Dr Louis Bourque, PhD, Association d’Églises Baptistes Évangéliques au Québec (l.bourque@aebeq.qc.ca) 514-951-5052

Imam Hassan Guillet (hassan_guillet@hotmail.com) 514-699-7257

Rev. Rosemary Lambie, Église unie du Canada, (RLambie@united-church.ca) 1-800-268-3781, poste 6147

Mgr Pierre Murray, C.S.S., Assemblée des évêques catholiques du Québec (pmurray@evequescatholiques.quebec) 514-914-0553

Dre Denitsa Tsvetkova, PhD, Centre canadien d’œcuménisme (denitsa@oikoumene.ca), 514-937-9176
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Communiqué de la Table interreligieuse de concertation

Montréal, le 23 février 2021 – La Table interreligieuse de concertation interpelle le gouvernement du Québec depuis plusieurs jours, car il est inacceptable que des rassemblements soient autorisés dans des salles de cinéma pour un maximum de 250 personnes, alors que les lieux de culte sont limités à 10 personnes dans les zones rouges.

Tant et aussi longtemps que d’importantes contraintes sont imposées à l’ensemble de la population, les groupes religieux sont heureux de contribuer à l’effort commun. En plus de respecter les règles sanitaires dans leurs lieux de culte, les leaders religieux ont exprimé leur solidarité avec les autorités politiques et sanitaires, ont expliqué les règles et ont encouragé la population à suivre ces règles.

Toutefois, pour toute personne raisonnable, l’écart entre la limite de 250 personnes dans une salle de cinéma et celle de 10 personnes dans un lieu de culte est incompréhensible et déraisonnable. Rien ne permet d’affirmer qu’un rassemblement dans une salle de cinéma est moins dangereux qu’un rassemblement dans un lieu de culte. Dans bien des cas, les lieux de culte sont d’ailleurs plus vastes que les salles de cinéma.

Une recherche récente de l’Institut Pasteur
[1] montre que les lieux de culte ne sont généralement pas des lieux importants de transmission. L’épidémiologiste Arnaud Fontanet, un des auteurs de cette étude, affirme même que « la fréquentation des commerces, des lieux religieux ou des transports publics n’accroît pas non plus le risque d’infection ».[2] Il n’y a aucune raison de penser qu’il existe un écart important entre ce qui se passe en France et ce qui se passe ici à cet égard, étant donné les protocoles sanitaires mis en place des deux côtés de l’Atlantique.

Plus récemment, la Juge Masse de la Cour supérieure indiquait clairement dans sa décision concernant la requête du Conseil des juifs hassidiques du Québec que « freiner la pandémie en limitant tous types de rassemblements et préserver la capacité des hôpitaux et des soignants à s’occuper de toutes les personnes malades, quelle que soit leur maladie, est un objectif extrêmement important[3]. » (No 183) Cependant, elle indiquait également que « les autorités ont toutefois l’obligation constitutionnelle et quasi-constitutionnelle de s’assurer que leurs mesures n’ont pas d’effets discriminatoires de façon disproportionnée qui ne puissent être justifiés » (No 166).

L’immense majorité des citoyennes et des citoyens du Québec pour qui la fréquentation des lieux de culte fait partie de leur manière de vivre réagit, depuis l’annonce de la réouverture des cinémas, et leur réaction n’est pas qu’émotive : elle est raisonnable et fondée intellectuellement. Le gouvernement ne peut tout simplement pas permettre la tenue d’une activité non protégée par les chartes des droits et libertés et interdire en même temps les activités religieuses explicitement protégées par ces mêmes chartes. Cette décision ne respecte absolument pas le critère évoqué par la juge Masse au numéro 166 de sa décision du 5 février 2021. Les politiques publiques instaurant deux poids deux mesures dans une société de droit ne sont pas acceptables.

Les membres de la Table interreligieuse de concertation demandent donc au gouvernement du Québec de permettre le plus rapidement possible la tenue de rassemblements dans des lieux de culte limités à 30 % de leur capacité.

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              Table interreligieuse de concertation du Québec
Modérateur : Mgr Pierre Murray, C.S.S.

La Table de concertation interreligieuse regroupe des représentants de l’Église catholique, de l’Église Unie, de l’Église anglicane, des Églises baptistes évangéliques, de l’Église arménienne, de différentes traditions juives, de différentes mosquées, et du Centre canadien d’œcuménisme qui œuvre dans le dialogue entre les églises et dans le dialogue interreligieux.

 

Pour des commentaires ou des entrevues : 

Dr Louis Bourque (l.bourque@aebeq.qc.ca), AEBEQ, 514-951-5052

Imam Hassan Guillet (hassan_guillet@hotmail.com) 514-699-7257

Mgr Pierre Murray, C.S.S. (pmurray@evequescatholiques.quebec), AECQ, 514-914-0553

Rabbi Reuben Poupko (reubenpoupko@gmail.com), Conseil des Rabbins de Montréal, 514-898-4004

Dr Denitsa Tsvetkova (denitsa@oikoumene.ca), Centre canadien d’œcuménisme, 514-937-9176
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Commémoration interreligieuse pour les personnes décédées par la COVID-19



Commémoration interreligieuse pour les personnes décédées par la COVID-19
Le 11 mars 2021, à 20h00 via Zoom.

Événement gratuit. Pour s'inscrire, cliquez ici :

https://forms.gle/REwdf3RJwaSm43vv7

Des célébrants de différentes communautés de foi vont prier pour les défunts.
Prions ensemble ! Vivons ensemble notre deuil ! Soyons solidaires !
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