Reconfiner les lieux de culte à 25 ou 50 personnes - Les leaders religieux du Québec dénoncent une injustice

Reconfiner les lieux de culte à 25 ou 50 personnes

Les leaders religieux du Québec dénoncent une injustice

Montréal, le 21 septembre 2020 — Depuis le début de la crise de la Covid-19 que connaît le Québec, les leaders des groupes religieux du Québec ont collaboré étroitement avec les autorités de la santé publique. À bien des égards, les mesures sanitaires mises en place dans les lieux de culte dépassent les exigences gouvernementales. Avec le résultat qu’à ce jour, à notre connaissance, aucune éclosion n’a eu lieu dans un lieu de culte. En ces temps difficiles, les leaders religieux font tout le nécessaire pour mettre en place les mesures qui assurent la protection de la santé de leurs fidèles.

En ces temps troublés, des milliers de Québécoises et de Québécois trouvent dans la pratique de leur religion un réconfort et une source de résilience qui bénéficie à l’ensemble de la population. Quoi qu’on puisse en penser, la spiritualité et la recherche de sens ont une place essentielle dans la vie humaine. Ce service à la communauté nous apparaît nécessaire pour aider nos fidèles à traverser cette crise sanitaire.

Les leaders religieux n’ont pas ménagé les efforts pour tenter d’entreprendre un dialogue franc et ouvert avec les autorités gouvernementales, dans un esprit de collaboration. Les lettres qui n’ont pas même reçu d’accusé de réception, les appels téléphoniques et les courriels laissés sans réponse ne se comptent plus. Alors que dans les provinces voisines, les autorités gouvernementales sont en contact direct et constant avec les leaders religieux, il n’y a aucune communication du même genre au Québec. Cette situation est décevante et inacceptable.

Le ministre de la Santé a annoncé dimanche après-midi une série de mesures plus strictes visant à protéger la population de la Covid-19. Toutefois, le manque de dialogue que nous dénonçons fait en sorte que le gouvernement place encore une fois dans la même catégorie les lieux de culte et les bars. Dans son communiqué, le ministère de la Santé parle du même souffle des «activités dans les lieux de culte et dans les salles où est permis la vente ou le service de boissons alcooliques pour consommation sur place». À sa face même, cet amalgame est injustifié et faux.

À l’évidence, les rassemblements dans les lieux de culte sont en vérité assimilables à ceux qui ont lieu dans les cinémas et les salles de spectacle, selon les critères mêmes du gouvernement : «Les lieux où les personnes sont assises, relativement immobiles et parlent peu ou pas, par exemple les salles de spectacle, cinémas, théâtres et studios de captation audiovisuelle, peuvent continuer d’accueillir un maximum de 250 personnes.»  
[1] Le gouvernement nous semblait avoir déjà reconnu cette similarité dans l’arrêté numéro 2020-059 du ministre de la Santé et des Services sociaux en date du 26 août 2020, qui permet aux personnes assises dans les lieux de culte d’enlever leur masque ou couvre-visage lorsqu’elles sont immobiles et de s’asseoir à 1,5 mètre les unes des autres, comme dans les salles de spectacle et les cinémas. De plus, les protocoles de réouverture sécuritaire des lieux de culte établis conjointement avec les autorités de santé publique font en sorte que les communautés réunies dans les lieux de culte prennent soin de limiter au maximum les prises de parole des assemblées.

Par conséquent, nous exigeons des autorités gouvernementales qu’elles reclassifient dès aujourd’hui les lieux de culte dans la catégorie des salles de spectacles, des cinémas et des théâtres, ce qui permettrait de continuer à accueillir jusqu’à 250 personnes dans nos lieux de culte au lieu d’être limité à 25 ou à 50. Nous demandons également qu’un canal de communication franc et ouvert soit instauré entre nous et les autorités gouvernementales. Nous ne demandons pas un privilège. Nous nous présentons comme des partenaires et souhaitons simplement être considérés justement par le gouvernement.

Nous, leaders religieux membres de la Table interreligieuse du Québec, tenons à rappeler que nous aspirons à un dialogue ouvert avec les autorités gouvernementales. Nous espérons sincèrement que la présente demande sera suffisante pour faire valoir nos droits et recevoir du gouvernement la reconnaissance qui est due aux citoyens qui pratiquent leur religion en tout respect des règles sanitaires.

Au nom des membres de la Table interreligieuse[2],

+ Christian Rodembourg
Évêque de Saint-Hyacinthe
Président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec

Pour des entrevues :

  • Mgr Christian Rodembourg, évêque de Saint-Hyacinthe et président de l’AECQ. Contact : Mgr Pierre Murray, C.S.S., secrétaire général de l’AECQ, 514-914-0553 | pmurray@evequescatholiques.quebec

  • le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec et vice-président de l’AECQ : donnera un point de presse à 15 h 30 aujourd’hui. Contact : Valérie Roberge-Dion, Église catholique de Québec. 418-802-1214 | vrd@ecdq.org

  • Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal et membre de l’Exécutif de l’AECQ. Contact : Erica Jacinto attachée de presse de l’archevêque 514 709 8216 | ejacinto@diocesemontreal.org

  • Iman Hassan Guillet, représentant la communauté musulmane au Québec, 514-699-7257 | hassan_guillet@hotmail.com

  • Rabbi Reuben Poupko, représentant du Conseil des Rabbins de Montréal, 514-898-4004 | reubenpoupko@gmail.com

  • Dr Ariana Bara, PhD, directrice du Centre canadien d’œcuménisme, 438-822-3141 | abara@oikoumene.ca

  • Dr Denitsa Tsvetkova, PhD., Centre canadien d’œcuménisme, Coordinatrice du Forum interreligieux pour la paix, 514-937-9176 | denitsa@oikoumene.ca

  • Mgr Bruce Myers, évêque anglican de Québec | The Right Rev. Bruce Myers, Anglican bishop of Quebec, 418 570 4384 | bmyers@quebec.anglican.ca

  • Louis Bourque, Directeur de l’AEBEQ, Membre de l’exécutif du REQ, 514-961-5052 | l. bourque@aebeq.qc.ca

  • Mohamed Labidi, président du Centre culturel islamique de Québec (CCIQ), tél. 418-998-3655 | labidi7@hotmail.com

  • Alain Picard, conseiller en communications, Conseil juif hassidique du Québec (CJHQ), 514-953-2632 | alain.picard3976@gmail.com


 [1] Communiqué du 20 septembre 2020 : https://www.msss.gouv.qc.ca/ministere/salle-de-presse/communique-2322/. Consulté le 20 septembre 2020.

[2] La Table interreligieuse de concertation regroupe des représentants de l’Église catholique, de l’Église anglicane, des Églises évangéliques, de différentes traditions juives, de différentes mosquées, et du Centre canadien d’œcuménisme qui œuvre dans le dialogue entre les Églises et dans le dialogue interreligieux.
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PROTOCOLE CONJOINT POUR UNE RÉOUVERTURE SÉCURITAIRE DES LIEUX DE CULTE AU QUÉBEC

(Mise à jour du document du 8 mai 2020. Les modifications intègrent les commentaires du MSSSQ du 3 juin 2020)
Contexte et lignes directrices
Les lieux de culte sont actuellement fermés au Québec, suite aux directives gouvernementales pour enrayer la pandémie de COVID-19. Il est cependant possible de se rassembler à l'extérieur à condition de respecter différentes mesures (dans un lieu extérieur privé maximum de 10 personnes et distance minimale de 2 mètres entre les personnes). Sauf exception, les rassemblements intérieurs demeurent interdits.
La réouverture des lieux de culte se fera de manière progressive, dès que les autorités le permettront. Elle s’effectuera en plusieurs phases si la situation le requiert. Au cours de cette réouverture, nous nous engageons à appliquer les lignes directrices suivantes qui sont conformes aux lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé et aux recommandations de la santé publique du Québec, ces dernières étant privilégiées. Nous nous engageons également à ajuster notre protocole en fonction des directives futures de la santé publique.
Ces lignes directrices sont applicables à la plupart des lieux de culte. Elles serviront de guide pour adapter les services religieux afin qu’ils se déroulent en toute sécurité pour les participants et pour leurs concitoyens. Si nécessaire, les autorités religieuses compétentes élaboreront des mesures complémentaires adaptées aux besoins et aux bâtiments locaux. Ces protocoles spécifiques seront transmis aux autorités sur demande.
Les lignes directrices portent sur l’aménagement du lieu, les règles d’accès, les règles s’appliquant durant les activités et sur quelques points complémentaires. Chacune fait l’objet d’un énoncé qui est suivi, le cas échéant, de commentaires.

Aménagement du lieu de culte
1. Afficher un avis aux entrées du lieu de culte indiquant la capacité maximale, les conditions d’accès et les règles sanitaires en vigueur.
o On utilisera les affiches gouvernementales lorsqu’elles sont disponibles.
2. S’assurer que le lieu de culte soit bien nettoyé entre chaque utilisation et qu’il soit convenablement aéré.
o Nettoyage. Se référer aux procédures de nettoyage de l’INSPQ : https://www.inspq.qc.ca/covid-19/environnement/nettoyage-surfaces
Les produits de nettoyage à utiliser sont ceux approuvés par Santé Canada : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/desinfectants/covid-19/liste.html
o Aération. S’il y a une ventilation mécanique, s’assurer de nettoyer les filtres. Les portes du lieu de culte pourraient aussi rester ouvertes entre chaque office pour ventiler. On s’inspirera si utile des recommandations de l’INSPQ pour la ventilation en milieu de soin: https://www.inspq.qc.ca/publications/3011-climatiseurs-mobiles-ventilateurs-milieux-soin-covid19
3. Prévoir une station de lavage de main à l’entrée du lieu de culte et rendre son utilisation obligatoire pour tous à l’arrivée, sous surveillance.
o Rappel : Le lavage des mains avec de l’eau tiède et du savon, pendant au moins 20 secondes, est à privilégier, le gel antiseptique étant à utiliser que lorsque ceux-ci ne sont pas disponibles. La composition des gels doit être conforme aux normes de la santé publique.
o On utilisera les affiches publiées par le gouvernement:
• https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/document-000437/?&date=DESC&sujet=covid-19&critere=sujet
• https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/document-000440/
4. Placer des mouchoirs jetables à portée de main et des bacs fermés pour les mouchoirs usagés.
o Pour éviter le contact avec les mains, les poubelles ouvertes ou fermées à pédales sont à privilégier.
5. Enlever tous les livrets à usage commun et n’utiliser que, des écrans ou d’autres solutions qui ne nécessitent pas le partage de documents physiques.
o Prévoir une distribution par voie électronique à l’avance s’il y a lieu.
Accès au lieu de culte
6. Avoir du personnel à la porte pour appliquer les conditions d’accès, réglementer le nombre et le flux de personnes et assurer une distance sociale sécuritaire en tout temps.
o Si possible, laisser les portes ouvertes au début et à la fin
o Prévoir des mesures pour l’accueil et le départ qui assurent le respect d’une distance de 2 mètres (6 pieds) : file d’attente balisée, sortie par rangée, etc.
o Superviser le lavage de mains obligatoire à l’entrée.
o Déconseiller fortement l’usage de gants.
o Encourager fortement le port d’un masque ou d’un couvre-visage.
7. Interdire aux personnes d’assister à des services religieux si elles présentent des symptômes ou sont suspectées de COVID-19, ou si elles déclarent un contact avec une personne infectée.
8. Maintenir le nombre de participants à un maximum de 50% de la capacité du lieu de culte ou à un pourcentage plus restreint nécessaire au respect d’une distance sécuritaire (2 mètres) entre les participants.
o Une rotation des fidèles admis est suggérée.
o Là où c’est nécessaire en raison de l’affluence, on pourrait restreindre l’accès au lieu de culte à un nombre limité d’individus sur réservation, de manière à roder les mesures mises en place, avant d’ouvrir progressivement à la capacité sécuritaire maximale.
Règles à l’intérieur du lieu de culte
9. Les participants à tous les services religieux devront rester à au moins 2 mètres l’un de l’autre en tout temps ; si nécessaire, des marques seront apposées et des places fixes seront attribués pour maintenir cette distance.
o On utilisera par ex. du ruban gommé de couleur pour baliser la circulation, guider le sens unique de la circulation afin d’éviter que les personnes se croisent, etc.
o Les gens d’une même maisonnée n’ont pas à respecter entre elles la règle du 2 mètres. Une section pourrait leur être réservée.
10. Prévenir les participants de ne pas se toucher les uns les autres et éviter toute activité impliquant que des personnes touchent le même objet ou se passent des objets l’une à l’autre.
o Pour les offrandes ou collectes on évitera les échanges monétaires et on privilégiera des moyens alternatifs (ex., plateformes électroniques de dons).
11. On s’abstiendra de faire intervenir un ensemble choral. S’il y a lieu, un seul chanteur interviendra, à bonne distance du public. Le port d’une visière par cette personne pourrait être une alternative au masque.
12. Si la Communion ou l'Eucharistie est offerte, cela doit se faire en toute sécurité, après consultation des autorités compétentes.
13. S’il y a des activités avec les enfants, elle seront organisées et réalisées selon les normes sur les garderies édictées par la CNESST : https://www.cnesst.gouv.qc.ca/salle-de-presse/covid-19/Pages/outils-secteur-services-garde.aspx.
Autres règles
14. Maintenir la durée du rassemblement au minimum nécessaire en réduisant les cérémonies à l’essentiel.
15. Lorsque possible, diffuser les services pour les gens qui ne peuvent pas participer en personne.
16. Les restrictions s’appliquent aux toilettes : diminution de la capacité d’accueil (information à afficher), affiches lavage des mains, porte principale laissée ouverte.
17. Annuler toute réunion ou tout rassemblement non essentiel avant ou après les Services. Les espaces de discussion ou de café doivent demeurer fermés.
En observant strictement ces mesures, les rassemblements de prière et les services religieux pourront reprendre graduellement dans les lieux de culte, ce qui apportera un soutien psychologique et spirituel aux membres des communautés de foi en cette période difficile où ils continuent de contribuer au bien commun de toute la société.
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Réouverture des lieux de culte à partir du 22 juin

Montréal, 17 juin 2020 – En se basant sur l’autorisation de tenir des rassemblements intérieurs dans les lieux publics en respectant un maximum de 50 personnes, des leaders religieux du Québec annoncent une réouverture des lieux de culte à compter du 22 juin. Cette réouverture se fera selon un protocole conjoint soumis par la Table interreligieuse de concertation au début du mois et approuvé récemment par la Santé publique.
Le protocole prévoit des règles strictes que les groupes religieux auront à respecter pour assurer la protection de la santé de leurs membres et prévenir toute propagation du virus au cours des activités religieuses. Les églises, synagogues, mosquées et autres s’affairent déjà à les mettre en application, chacune à son rythme.
La crise que nous traversons a donné l’occasion à des leaders religieux de différents horizons de se rapprocher, de discuter et de parler d’une seule voix aux autorités gouvernementales. La crise a également mis en évidence une profonde méconnaissance des religions et des bienfaits qu’elles procurent à des centaines de milliers de personnes au Québec. Il est regrettable que l’autorisation de rouvrir les lieux de culte ait été retardée par cette méconnaissance.
Dans leurs religions respectives, les croyantes et croyants trouvent des propositions de sens, des ressources morales et spirituelles et un soutien communautaire qui contribuent à leur bien-être. Plusieurs ont grandement souffert du confinement, malgré les mesures d’atténuation adoptées par plusieurs communautés. La réouverture des lieux de culte leur permettra de renouer avec des services qu’ils estiment « essentiels » et de renforcer les motivations qu’ils y puisent pour participer activement à la construction d’une société fondée sur la justice, la solidarité et la paix.
Compte tenu de ces enjeux, les leaders religieux comptent poursuivre l’expérience de la table de concertation et en faire un forum permanent de dialogue aussi bien entre les groupes religieux qu’avec les autorités gouvernementales et avec la société québécoise en général.


La Table interreligieuse de concertation regroupe des représentants de l’Église catholique, de l’Église anglicane, des Églises évangéliques, de différentes traditions juives, de différentes mosquées, et du Centre canadien d’œcuménisme qui œuvre dans le dialogue entre les Églises et dans le dialogue interreligieux.

Pour des commentaires ou des entrevues :
Dr Adriana Bara, PhD, (abara@oikoumene.ca) directrice du Centre canadien d’œcuménisme, 438-822-3141
Dr. Louis Bourque (l.bourque@aebeq.qc.ca) Directeur de l’AEBEQ, Membre de l’exécutif du REQ, 514-961-5052
Imam Hassan Guillet (hassan_guillet@hotmail.com) 514-699-7257
Mgr Pierre Murray, C.S.S. (pmurray@evequescatholiques.quebec), AECQ, 514-914-0553
M. Alain Picard (alain.picard3976@gmail.com) conseiller en communications, Conseil juif hassidique du Québec (CJHQ), 514-953-2632
Rabbi Reuben Poupko (reubenpoupko@gmail.com), représentant du Conseil des Rabbins de Montréal, 514-898-4004
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Le spirituel, un nouvel essentiel

Alors que l’espoir renaît dans la population, avec l’assouplissement des règles portant sur les rassemblements extérieurs et la réouverture progressive de nombreux secteurs d’activités, il y a encore différentes incertitudes sur les plans personnel, familial, social et religieux.
Avec raison, le gouvernement et la santé publique avancent avec prudence. Cependant, j’attire l’attention sur l’impact de la fermeture des lieux de culte dans la vie de nombreuses personnes et familles.
Les équipes pastorales de l’Archidiocèse de Montréal constatent quotidiennement le besoin de nombreuses personnes, croyantes ou non, en recherche d’un soutien spirituel. Ces personnes nous font part de leur perte de repères, sans l’accès à leur environnement social, religieux ou communautaire habituel.
Des personnes, en quête de sens, de paix et de force d’âme, sont dans l’attente de pouvoir entrer dans l’espace de silence qu’offre une église, ou expriment un besoin d’accompagnement qui trouve un début de réponse dans les différents médias sociaux ou services en ligne, sans que cela puisse remplacer le contact direct avec la communauté croyante.
D’autres, frappées par le deuil, sont dans l’attente d’un événement religieux à l’intérieur de leur foi, si sobre soit-il, qui puisse leur procurer en même temps que la prière, un baume sur leur douleur. La perte prochaine ou le décès d’un être cher, quel qu’en soit le moment, est toujours une source d’affliction. En ce temps de pandémie, elle est d’autant plus grande qu’elle s’accompagne de la grande difficulté d’être au chevet de la personne malade que nous aimons et qui est en fin de vie. S’ajoutent à cela les restrictions dans la possibilité de vivre le deuil.
D’autres encore, tournées vers un projet de mariage, ce moment si marquant de la vie qui embellit et transforme l’existence, se sont vues suspendues dans leur élan d’amour. Elles ont trouvé des solutions de report de la célébration et de la fête, mais elles n’en traversent pas moins une épreuve qui les bouscule.
Nous comprenons et partageons le souci de protéger la santé publique. Nous renouvelons notre estime du rôle crucial des gouvernements en ce temps d’urgence sanitaire. Nous voulons, d’une part, attirer l’attention sur la peine des personnes en quête de sens, en situation de deuil ou sur le chemin du mariage. Elles ont besoin de notre compassion.
Nous voulons, d’autre part, sensibiliser à la reconnaissance de l’importance de la dimension spirituelle, qui fait partie intégrante de la personne. N’en sous-estimons pas l’importance comme source de paix intérieure et de force d’âme pour traverser avec calme et courage les épreuves occasionnées tant par cette pandémie que par d’autres adversités.
Nous souhaitons sincèrement qu’à travers l’expérience de la pandémie, nous ayons davantage pris conscience de la place essentielle du spirituel. Nous voulons considérer toutes les dimensions de chaque personne et la réciprocité du corps, du cœur et de l’âme.
Nous recevons de nombreuses demandes sur les dates d’ouverture des portes des églises. Nous assurons toutes les personnes intéressées que nous y avons travaillé, dans une perspective inter-religieuse en même temps que spécifique, pour mettre en place les protocoles et consignes qui s’imposent. Nous serons prêts!

+Christian Lépine
Archevêque de Montréal
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Le Centre canadien d’œcuménisme sera toujours engagé à protéger la vie privée et les informations personnelles de tous ses donateurs et bienfaiteurs. Nous sommes heureux de poursuivre le travail observant les dispositions de la nouvelle Loi 25 au Québec qui vient renforcer le droit à la vie privée de tous les donateurs. Pour plus d’information sur la Loi 25, veuillez suivre ce lien

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